QCM — Questionnaire à choix multiples
80 questions à traiter en 1 heure, coefficient 1. Cette épreuve d'admissibilité du 2nd concours interne évalue vos connaissances générales, professionnelles et juridiques dans un format chronométré exigeant.
80 questions
à traiter
1 heure
durée
Coeff. 1
coefficient
~45 sec
par question
Format de l'épreuve
Le QCM du 2nd concours interne d'officier de police est une épreuve d'admissibilité à coefficient relativement faible (1), mais elle conditionne l'accès aux épreuves d'admission. Elle se distingue d'un simple QCM de culture générale par sa forte composante professionnelle : connaissances du droit, de la procédure pénale et du fonctionnement de la police nationale.
Chaque question propose généralement 4 réponses possibles (A, B, C, D). Une seule réponse est correcte. Il n'y a pas de pénalité pour les mauvaises réponses : ne laissez aucune case vide, même si vous n'êtes pas certain.
Thèmes couverts
Connaissances générales
Culture générale, actualité nationale et internationale, institutions françaises et européennes, histoire contemporaine, géographie. Ces questions testent votre culture de fonctionnaire et de citoyen.
Droit et institutions
Droit constitutionnel, droit administratif, organisation de l'État, hiérarchie des normes, droits fondamentaux, principes du service public. Maîtrisez les bases du droit public.
Procédure pénale
Garde à vue, audition libre, perquisition, saisie, enquête préliminaire et flagrance, OPJ/APJ, réquisitions, signalement, classement sans suite, parquet. Votre cœur de métier.
Connaissances professionnelles
Organisation de la police nationale, statuts, code de déontologie, missions des services (DCPJ, DGSI, DNSP...), sécurité publique, police judiciaire, renseignement, gendarmerie, douanes.
Gestion du temps
| Phase | Durée recommandée | Objectif |
|---|---|---|
| Lecture rapide du QCM | 3 minutes | Identifier les questions faciles et difficiles |
| 1er passage — questions faciles | 30 minutes | Répondre aux 60 questions sur lesquelles vous êtes à l'aise (30 sec/question) |
| 2e passage — questions difficiles | 20 minutes | Revenir sur les 20 questions mises de côté |
| Vérification finale | 7 minutes | S'assurer qu'aucune case n'est vide, relire les réponses douteuses |
Rythme cible : 45 secondes par question
Sur 60 questions en mode normal, vous disposez de 45 secondes par question. Si une question vous bloque au-delà d'une minute, passez à la suivante et revenez-y. Ne perdez pas de temps précieux sur une question incertaine alors que des questions simples vous attendent plus loin.
Stratégie de réponse
La méthode des 4 étapes
- Lisez l'intégralité de la question avant de regarder les réponses. Les QCM contiennent souvent des pièges sémantiques ("sauf", "jamais", "toujours", "uniquement") que vous risquez de rater en allant trop vite.
- Lisez toutes les réponses proposées avant de cocher. Une réponse peut sembler bonne au premier abord, mais une autre peut être plus précise ou plus complète.
- Éliminez les réponses manifestement fausses. Si vous avez éliminé 2 réponses sur 4, vous avez 50% de chances de juste même en devinant. Ne laissez jamais une case vide.
- Faites confiance à votre premier instinct pour les questions où vous hésitez entre deux réponses proches. Sauf si vous avez une raison précise de changer, ne modifiez pas une réponse déjà cochée.
Points essentiels à réviser
- Garde à vue : durée (24h + 24h sur autorisation), droits de la personne (avocat, médecin, avis à un proche), conditions de prolongation
- Audition libre : personne non placée en GAV mais entendue, droit de quitter à tout moment, assistée par un avocat depuis la loi du 27 mai 2014
- Enquête de flagrance vs enquête préliminaire : délais, pouvoirs, autorisation du parquet
- OPJ/APJ : habilitation, pouvoirs respectifs, territoire de compétence
- Perquisition : conditions (flagrance vs préliminaire), heures légales (6h-21h), consentement, présence du parquet
- Réquisitions judiciaires : aux opérateurs téléphoniques, aux établissements bancaires, aux administrations
- Commission rogatoire : définition, délégation par le juge d'instruction, périmètre des actes autorisés
- DGPN (Direction générale de la police nationale) : autorité hiérarchique, sous tutelle du ministre de l'Intérieur
- DCSP (Direction centrale de la sécurité publique) : missions de sécurité du quotidien en zones police
- DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire) : coordination des enquêtes criminelles complexes
- DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) : renseignement intérieur, contre-espionnage, terrorisme
- DRPP (Direction du renseignement de la préfecture de police) : spécificités du renseignement à Paris
- CRS (Compagnies républicaines de sécurité) : maintien de l'ordre, sécurisation
- BNRF, OCRTEH, SIRASCO : services spécialisés à connaître
- Code de déontologie de la police nationale (décret n° 2013-1113 du 4 décembre 2013)
- Principes fondamentaux : légalité, proportionnalité, nécessité, respect de la dignité humaine
- Usage des armes : cadre légal (L. 435-1 et suivants du CSI), légitime défense, périls graves et imminents
- IGPN (Inspection générale de la police nationale) : rôle disciplinaire et de contrôle
- Statut général de la fonction publique : obligations (obéissance, discrétion, neutralité, réserve), droits (protection fonctionnelle, syndicale)
- Whistleblowing : protection des lanceurs d'alerte, signalement Sapin II
- Classification des infractions : crime / délit / contravention — tribunaux compétents pour chacune
- Éléments constitutifs de l'infraction : légal, matériel, moral (intentionnel ou non)
- Complicité vs co-action : distinction, peines encourues
- Tentative : commencement d'exécution, désistement volontaire
- Causes d'irresponsabilité pénale : trouble mental, contrainte, légitime défense, état de nécessité, commandement de l'autorité légitime
- Prescription : délais selon la nature de l'infraction (6 ans délit, 20 ans crime depuis 2017)
- Infractions fréquentes à bien maîtriser : vol, escroquerie, recel, violence, outrage, rébellion, conduite sous influence
Exemples de QCM par thème
Entraînez-vous avec ces questions types. La bonne réponse est indiquée en vert après chaque question.
Q1. Quelle est la durée initiale maximale d'une garde à vue de droit commun ?
- A. 12 heures
- B. 24 heures
- C. 48 heures
- D. 96 heures
Réponse : B. La garde à vue de droit commun est de 24 heures (art. 63 CPP), renouvelable une fois pour 24 heures supplémentaires sur autorisation du procureur de la République.
Q2. Parmi les droits suivants, lequel n'est PAS un droit de la personne gardée à vue ?
- A. Le droit de faire prévenir un proche
- B. Le droit d'être examinée par un médecin
- C. Le droit de consulter l'intégralité du dossier de la procédure
- D. Le droit de s'entretenir avec un avocat dès le début de la mesure
Réponse : C. En garde à vue, la personne n'a pas accès à l'intégralité du dossier. L'avocat peut uniquement consulter le PV de notification des droits, le certificat médical et les PV d'audition (art. 63-4-1 CPP).
Q3. Dans quel cas la garde à vue peut-elle être prolongée au-delà de 48 heures ?
- A. Pour tout délit passible de 5 ans d'emprisonnement
- B. En matière de criminalité organisée ou terrorisme
- C. Sur simple demande de l'OPJ
- D. Sur décision du préfet
Réponse : B. La garde à vue peut être prolongée jusqu'à 96 heures (voire 144 heures en terrorisme) uniquement dans les affaires de criminalité organisée (art. 706-88 CPP) et de terrorisme (art. 706-88-1 CPP).
Q1. L'audition libre a été consacrée par quelle loi ?
- A. Loi du 15 juin 2000 (présomption d'innocence)
- B. Loi du 14 avril 2011 (garde à vue)
- C. Loi du 27 mai 2014 (transposition directive UE)
- D. Loi du 3 juin 2016 (réforme pénale)
Réponse : C. La loi n° 2014-535 du 27 mai 2014, transposant la directive 2012/13/UE, a instauré le régime de l'audition libre aux articles 61-1 et 62-2 du CPP.
Q2. Lors d'une audition libre, la personne entendue :
- A. Ne peut pas être assistée d'un avocat
- B. Peut quitter les locaux à tout moment
- C. Est obligée de prêter serment
- D. Doit rester à disposition pendant 4 heures maximum
Réponse : B. La personne entendue en audition libre n'est pas contrainte : elle peut quitter les locaux de police à tout moment (art. 61-1 CPP). Elle peut aussi être assistée d'un avocat.
Q3. Quelle est la durée maximale d'une audition libre ?
- A. 2 heures
- B. 4 heures
- C. 8 heures
- D. Il n'y a pas de durée maximale légale
Réponse : B. L'audition libre d'un suspect ne peut excéder 4 heures continues (art. 61-1 CPP). Au-delà, il faut soit libérer la personne, soit la placer en garde à vue.
Q1. En enquête préliminaire, une perquisition au domicile d'un suspect nécessite :
- A. L'autorisation du maire
- B. L'assentiment exprès de la personne
- C. Uniquement la décision de l'OPJ
- D. L'autorisation du juge des libertés et de la détention
Réponse : B. En enquête préliminaire, la perquisition requiert l'assentiment exprès et écrit de la personne chez qui elle a lieu (art. 76 CPP). À défaut, il faut l'autorisation du JLD.
Q2. Les heures légales de perquisition au domicile sont :
- A. De 6h à 21h
- B. De 7h à 20h
- C. De 8h à 20h
- D. De 6h à 22h
Réponse : A. Les perquisitions ne peuvent débuter avant 6 heures ni après 21 heures (art. 59 CPP), sauf exceptions (terrorisme, criminalité organisée, avec autorisation du JLD).
Q3. En flagrance, la perquisition :
- A. Nécessite toujours le consentement de l'occupant
- B. Peut être effectuée sans le consentement de l'occupant
- C. Doit être autorisée par le préfet
- D. N'est possible que de nuit
Réponse : B. En enquête de flagrance, l'OPJ peut procéder à des perquisitions sans le consentement de la personne (art. 56 CPP), mais toujours dans le respect des heures légales (6h-21h).
Q1. Pour obtenir la qualité d'OPJ, un fonctionnaire de police doit :
- A. Avoir le grade de commissaire
- B. Être habilité par le procureur général après avoir satisfait à un examen
- C. Avoir 10 ans d'ancienneté
- D. Être nommé par le ministre de l'Intérieur
Réponse : B. La qualité d'OPJ est attribuée par habilitation du procureur général près la cour d'appel, après réussite à un examen technique (art. 16 CPP). Les officiers et commissaires sont OPJ de plein droit.
Q2. Parmi ces actes, lequel un APJ ne peut PAS effectuer seul ?
- A. Constater une infraction
- B. Recueillir des témoignages
- C. Placer une personne en garde à vue
- D. Rédiger un procès-verbal de constat
Réponse : C. Le placement en garde à vue est un acte réservé aux OPJ (art. 63 CPP). L'APJ peut constater des infractions, recueillir des déclarations et rédiger des PV, mais sous le contrôle d'un OPJ.
Q1. L'enquête de flagrance peut être ouverte lorsque :
- A. Un crime ou délit puni d'emprisonnement est en train de se commettre ou vient de se commettre
- B. Une contravention de 5e classe est constatée
- C. Un juge d'instruction le demande
- D. Le préfet l'ordonne
Réponse : A. La flagrance est définie à l'article 53 du CPP : crime ou délit puni d'emprisonnement qui se commet, vient de se commettre, ou dans un temps très voisin de l'action.
Q2. Quelle est la durée maximale d'une enquête de flagrance ?
- A. 48 heures
- B. 8 jours, renouvelable 8 jours
- C. 15 jours
- D. Pas de limite de durée
Réponse : B. L'enquête de flagrance dure 8 jours maximum (art. 53 CPP). Elle peut être prolongée de 8 jours supplémentaires par le procureur de la République pour les infractions punies d'au moins 5 ans d'emprisonnement.
Q3. En enquête préliminaire, l'OPJ agit :
- A. D'office ou sur instruction du procureur
- B. Uniquement sur instruction du juge d'instruction
- C. Sur ordre du préfet
- D. Avec l'autorisation systématique du JLD
Réponse : A. L'enquête préliminaire est menée d'office par l'OPJ ou sur instruction du procureur de la République (art. 75 CPP). Elle se caractérise par des pouvoirs de contrainte plus limités que la flagrance.
Q1. La classification tripartite des infractions distingue :
- A. Faute, délit, crime
- B. Contravention, délit, crime
- C. Infraction mineure, infraction majeure, infraction grave
- D. Délit simple, délit aggravé, crime
Réponse : B. L'article 111-1 du Code pénal distingue les infractions en contraventions, délits et crimes, selon la gravité de la peine encourue.
Q2. Le délai de prescription de l'action publique pour un délit est de :
- A. 1 an
- B. 3 ans
- C. 6 ans
- D. 10 ans
Réponse : C. Depuis la loi du 27 février 2017, le délai de prescription de l'action publique est de 6 ans pour les délits (art. 8 CPP), 20 ans pour les crimes et 1 an pour les contraventions.
Q3. La légitime défense est prévue par :
- A. L'article 121-1 du Code pénal
- B. L'article 122-5 du Code pénal
- C. L'article 132-1 du Code pénal
- D. L'article 111-3 du Code pénal
Réponse : B. L'article 122-5 du Code pénal définit la légitime défense comme cause d'irresponsabilité pénale : la riposte doit être simultanée, nécessaire et proportionnée à l'agression.
Q1. La DGPN est rattachée à :
- A. La Présidence de la République
- B. Le ministère de la Justice
- C. Le ministère de l'Intérieur
- D. Le Premier ministre
Réponse : C. La Direction générale de la police nationale (DGPN) est placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur.
Q2. Quelle direction est chargée de la lutte contre le terrorisme et l'espionnage ?
- A. La DCSP
- B. La DCPJ
- C. La DGSI
- D. Les CRS
Réponse : C. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est le service de renseignement chargé de la lutte anti-terroriste, du contre-espionnage et de la protection des intérêts fondamentaux de la Nation.
Q3. L'IGPN est :
- A. Une direction de police judiciaire
- B. L'inspection générale chargée du contrôle interne de la police nationale
- C. Un service de renseignement
- D. L'organisme de formation des policiers
Réponse : B. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée du contrôle interne, des enquêtes administratives et judiciaires concernant les personnels de la police nationale.
Q1. Le code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie est entré en vigueur le :
- A. 1er janvier 2010
- B. 1er janvier 2014
- C. 1er mars 2017
- D. 1er janvier 2020
Réponse : B. Le code de déontologie commun à la police nationale et à la gendarmerie nationale est issu du décret n° 2013-1113 du 4 décembre 2013, entré en vigueur le 1er janvier 2014. Il est intégré au Code de la sécurité intérieure (art. R. 434-1 et suivants).
Q2. Un fonctionnaire de police qui reçoit un ordre manifestement illégal :
- A. Doit toujours obéir à sa hiérarchie
- B. Doit refuser d'exécuter l'ordre
- C. Doit demander l'autorisation du procureur
- D. Peut choisir librement d'obéir ou non
Réponse : B. Le devoir d'obéissance hiérarchique connaît une limite : le fonctionnaire doit refuser d'exécuter un ordre manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public (art. R. 434-5 CSI, art. 28 loi du 13 juillet 1983).
Pièges classiques du QCM
Les erreurs à ne pas commettre
- Les mots piège : "toujours", "jamais", "uniquement", "sauf" dans la question modifient radicalement la réponse attendue. Lisez deux fois.
- La réponse trop évidente : si une réponse semble trop simple, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'un piège volontaire. La bonne réponse est parfois la plus complexe.
- La confusion entre GAV et audition libre : deux régimes distincts depuis 2014, avec des droits différents pour la personne entendue.
- Les délais : confondre les délais de prescription (6 ans pour les délits, 20 ans pour les crimes) ou les durées de garde à vue est une erreur fréquente.
- La hiérarchie des normes : ne pas confondre règlement, loi, traité, Constitution dans la pyramide de Kelsen.
Plan de révision recommandé
Préparer le QCM en 8 semaines
Semaines 1-2 : Réviser les bases de la procédure pénale (Code de procédure pénale, L. 4 à L. 78-5 CSI). S'appuyer sur une fiche synthétique par thème.
Semaines 3-4 : Organisation de la police nationale, statut du fonctionnaire, code de déontologie. Quiz quotidien de 20 questions.
Semaines 5-6 : Droit pénal général (infractions, responsabilité, complicité), droit constitutionnel et institutions. Annales des épreuves de culture générale.
Semaines 7-8 : QCM en conditions réelles (60 min minutées), correction analytique, identification des lacunes restantes et révision ciblée.
Ressource clé : Les annales ISP proposent des QCM reconstitués sur les thèmes du concours. Les sujets des épreuves de catégorie A (commissaires, attachés) reprennent souvent les mêmes questions.
Entraînez-vous avec les quiz interactifs
Passez à la pratique avec nos QCM interactifs par thème : garde à vue, audition libre, perquisition, droit pénal, organisation de la PN, déontologie... Correction immédiate et score en fin de quiz.
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